CONTEXTE HISTORIQUE
L’histoire des Justes, comme celle des enfants cachés, est inséparable de celle de la Shoah et dans cette longue nuit d’horreur de la Deuxième Guerre mondiale, le sauveur sera une lumière, la seule lumière.
Le bref résumé historique de ce chapitre n’a pas pour objet de décrire l’histoire des Juifs sous l’Occupation Nazie.
Mais sans quelques dates et évènements ???, il sera difficile d’appréhender combien le courage et la générosité des Justes ont été existentiels pour sauver la vie de milliers d’adultes et d’enfants Juifs dans chacun des pays occupés par les allemands. (voir liste , p? )
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Si l’antisémitisme existe depuis la nuit des temps, surtout à partir du Moyen Age, les thématiques contre les Juifs restent toujours les mêmes depuis des siècles: peuple déicide, tueurs d’enfants, buveurs de sang, empoisonneurs de puits ou encore affameurs des populations environnantes. Cette année, des nouvelles raisons de les détester: génocidaires, colonialistes et surement d’autres.
En Allemagne et dans tous les pays de l’Est, les pogroms contre les Juifs étaient l’activité préférée des locaux les soirs de beuveries (cf le film le Violon sur le Toit).
L’arrivée de Hitler au pouvoir en 1933 avec son Mein Kampf, sa dictature, ses soldats et ce qui nous concerne: sa haine obsessionnelle des Juifs qui sont entre autres responsables de tous les maux de son pays.
Les nazis mettront en pratique leur persécution systématique à laquelle s’ajoute la publication d’une série d’ordonnances qui va peu à peu leur enlever toute liberté et moyens financiers (voir doc2).
De plus, c’est au moyen d’une propagande extrêmement prégnante sur tous les murs, slogans, caricatures, journaux, films, radios, etc. arrestations de Juifs dans les endroits publics, pour peu à peu habituer les badauds à cette violence et les convaincre pour qu’ils acceptent le ‘départ’ des Juifs.
Comme disait Goebels, son ministre de la propagande:
1 mensonge répété 1 fois reste un mensonge;
1 mensonge répété 1000 fois devient une vérité.
Au début, Hitler veut ‘renvoyer tous les juifs chez eux en Palestine’ mais la logistique sera trop compliquée et le plus simple sera l’extermination définitive aussi nommée: la Solution Finale. Dès 1933, construction du premier camp, celui de Dachau (à 25km de Munich), puis la Nuit de Cristal en 1938, le Ghetto de Varsovie (1940-1943) et les camps d’extermination comme celui d’Auschwitz- Birkenau où plus de 1 millions de femmes, hommes et enfants qu’ils soient de race inférieure comme les Juifs et les Roms oubien communistes, homosexuels ou autres ‘indésirables’ seront exterminés. (voir tableau 1)
En Belgique, depuis que le ? mai 1940, les allemands ont bombardé la Hollande, le Luxembourg et la Belgique, si quelques milliers ont fui vers le sud de la France en zone libre, les autres citoyens ne sont pas vraiment affolés. Les autorités germaniques ont pris le contrôle du pays sans violence et c’est l’administration belge qui sera en charge de faire tout ce qu’ils demandent. Notamment l’inscription de tous les Juifs du pays jusqu’aux noms, dates et lieux de naissance des grands parents etc. à partir de l’âge de16 ans dans le bien nommé ‘Registre des Juifs’. Nous verrons plus tard de la gravité d’un tel enregistrement lorsque que le concept de Judaïté sera officiellement décidé et ceux qui pourront avoir la vie sauve ou pas dépendront des informations données dans ce Registre.
Cette ‘Belgique docile’ -comme l’appelleront des décénnies plus tard quelques historiens- va peu à peu, non pas satisfaire les belges, mais les contenter avec cette situation. Les allemands sont bien conscients que la Première Guerre mondiale (qui ne date que d’une vingtaine d’années) a laissé des traces douloureuses dans la population et ils ne veulent pas raviver ce fort ressentiment vis à vis des ‘boches’. De plus, le choix politique a été fait de ne pas ‘brutaliser’ les belges: la violence du nazisme et de l’antisémitisme comme en Allemagne n’existe pas encore ‘officiellement’ en Belgique.