Dès la fin de la Seconde Guerre mondiale, ces femmes et ces hommes furent considérés comme l’honneur de leur pays. En réalité, ils étaient, et resteront ad vitam aeternam, l’honneur de l’humanité tout entière.
Le Talmud enseigne : « Celui qui sauve une vie sauve l’humanité tout entière. »
Ces Justes furent en réalité bien plus nombreux encore, même si les êtres capables d’un tel courage restent toujours trop rares.
En 1953, la Knesset — le Parlement israélien — adopta une loi créant l’Institut pour la mémoire des martyrs et des héros de la Shoah, connu sous le nom de Yad Vashem, à Jérusalem.
Cette loi prévoyait également de rendre hommage aux Justes parmi les Nations : ces non-Juifs qui, au péril de leur vie et souvent de celle de leur famille, ont sauvé des Juifs dans les territoires occupés par l’Allemagne nazie, sans en attendre aucune récompense.
Une commission publique, instituée au sein de Yad Vashem — le Département des Justes —, examine, sur base de témoignages et de documents, si les candidats répondent aux critères stricts permettant cette reconnaissance.
On ignorera probablement longtemps le nombre exact de ces sauveurs, héros discrets et courageux.
Cependant, en janvier 2025, le titre prestigieux et unique au monde de Juste parmi les Nations avait été attribué à 28.486 personnes issues de 51 pays.
Parmi elles, 1 812 Belges, provenant de toutes les classes sociales, de confessions religieuses et d’opinions politiques diverses.
En Belgique, ces sauvetages ont souvent reposé sur des réseaux de solidarité mêlant citoyens ordinaires, religieux, enseignants, résistants et familles d’accueil.





